Le marché de MAHIBOUO vient de prendre place dans le Paccolo. Il sera au service des femmes du village et des environs pour la vente de produits vivriers. Soixante d'entre elles ont participé à son lancement le 25 Novembre. Elles étaient quatre vingt une pour la seconde journée. Les achats se font, pour partie, par des femmes de Mahibouo avec l'appui de micro-crédits mis en place par la Mudem avec le concours de CIM. Des acheteuses expérimentées des marchés de la région s'y déplacent également. Tous les produits ont été vendus sur place, ce qui laisse augurer de l'essor prochain de ce marché qui accueillera rapidement toute forme de commerce lié à la vie des familles.
L'association Côte d'Ivoire Mahibouo a pour mission de développer les échanges culturels, économiques et sociaux entre la France et la Côte d'Ivoire et en particulier avec le village de Mahibouo. Depuis sa création en 2005 et en collaboration avec les autorités du village, l'association a participé entre autre à l'équipement médical du dispensaire, à la formation d'agents de santé, à la réhabilitation et la réouverture de l'école primaire et à la construction d'une école maternelle...
jeudi 1 décembre 2016
lundi 24 octobre 2016
Santé (2)
Un infirmier et une sage femme assurent la responsabilité des soins et interventions dépendant du dispensaire de Mahibouo (*)
Au cours des 10 premiers mois 2016 leurs activités se répartissent comme suit :
- 2 999 consultations
- 751 consultations prénatales
- 191 accouchements assistés
- 67 accouchements à domicile
Interrogé sur la nature de ses interventions, M. ASSA mentionne sans hésitation les consultations liées au paludisme.
(*) Composition : voir p. précédente
Santé
La population de Mahibouo et des alentours bénéficie d'un dispensaire rural dont l'aire de santé s'étend sur quatre villages, Mahibouo, le village centre, Djategnoa, Kobregnoa et Dodjagnoa. Au delà se situent une dizaine de campements.
Le dispensaire dessert ainsi une large population différemment estimée selon les sources, se situant très vraisemblablement autour de 6 000 personnes.
Un infirmier, M. Raphaël ASSA, en est le responsable. Une sage-femme y est également affectée depuis quelques mois. Diplomés d’État, agents de la fonction publique, ils sont tous deux rattachés au district de santé de GAGNOA. Deux aides-soignantes complètent le service qui est épaulé par dix bénévoles, les agents de santé communautaire (ASC *), répartis dans les villages et campements. Ils viennent en appui aux professionnels en particulier lors des campagnes de vaccination et pour toute information individuelle ou collective liée à la prévention.
Un comité de gestion (COGES) représente la population bénéficiaire. Il porte les préoccupations et projets du dispensaire auprès des autorités du district en concertation avec les autorités locales. Sa prochaine assemblée générale procédera à l'élection du bureau.
(*) En 2009, avec l'appui de CIM, les 10 ASC avaient participé à un cycle de formation étalé sur 12 mois. Un programme bâti à leur demande avec l'infirmier avait reçu l'appui du médecin directeur du district et celui du Directeur régional. Fortement impliqués dans leurs fonctions, ces ASC constituent une équipe confirmée qui sera prochainement représentée au bureau du Coges.
mercredi 19 octobre 2016
Comité de gestion
Comme dans toutes les Ecole Primaires Publiques (EPP) de Côte d'Ivoire, un Comité de Gestion (COGES) associe les parents d'élèves et les enseignants à la bonne marche de l'école. La rentrée scolaire à MAHIBOUO était cette année le moment choisi pour tenir son Assemblée Générale. Une quarantaine de parents et des enseignants ont participé à l'AG conduite par le Directeur, Donald DAGUA, représentant également l'Inspection de l'Enseignement Primaire (IEP) excusée. Y participaient également le Chef de village Honoré NASSE et CIM, partenaire représenté par son président, Jean-Michel LE ROUX.
Le COGES procédait cette année au renouvellement de son bureau. Après que le directeur eut rappelé ses missions, l'AG élisait le bureau chargé d'animer le COGES. Quatre parents ont ainsi été élus aux postes de président, vice président, trésorier et commissaire aux comptes. Ils seront épaulés par quatre enseignants. Trois représentants des élèves y participeront également.
Parmi les missions du COGES, nous pouvons citer : l'entretien de l'école, le fonctionnement de la cantine, l'animation de la vie extra-scolaire, la représentation de l'école auprès de l' autorité administrative et la concertation avec les instances du village. Le COGES sera chargé de l'appel des cotisations auprès des familles.
Avec nos félicitations au président, au bureau, et nos encouragements à la nouvelle équipe.
mardi 18 octobre 2016
Rentrée scolaire 2016 - 2017 à MAHIBOUO
La rentrée scolaire s'est faite à Mahibouo pour l'année 2016-2017. 356 élèves se répartissent à ce jour dans les 6 classes de l'école primaire, du CP1 au CM2 alors que d'autres enfants sont encore attendus. La maternelle accueille de son côté une quarantaine d'enfants de 3 à 5 ans. La rentrée se fait lentement. Des familles attendent la vente de cacao pour financer la rentrée scolaire de leurs enfants. En Côte d'Ivoire la scolarité est obligatoire à partir de 6 ans. Officiellement gratuite, elle a tout a tout de même un coût (tenues vestimentaires, sacs ...). Une cotisation de 3 000 Fcfa par élève est également demandée pour les besoins de l'école.
Comme l'an passé, les classes de CP1 et CP2 seront cette année particulièrement surchargées puisqu'elles accueilleront chacune autour de 80 enfants. Centrée au cœur de plusieurs villages, attrayante par sa structure, performante par son équipe enseignante, l'EPP de Mahibouo peine à répondre aux besoins d'une population grandissante. Cette question sera prochainement à l'ordre du jour du Comité de Gestion (COGES) nouvellement élu.
mardi 4 octobre 2016
Développement du vivrier et du maraîchage
Depuis sa création la coopérative AHIBE s'est investie pour la culture du maïs. Des équipes de travail se sont constituées, déjà épaulées par l'ANADER dans le cadre de sa mission de service public. Deux récoltes ont déjà eu lieu sur six hectares répartis en deux parcelles. La présente convention donne une dimension supplémentaire et une impulsion à la coopérative par la formation de ses membres aux cultures vivrières et maraîchères.
Les productions de Mahibouo alimenteront le marché de la ville de GAGNOA et aussi le marché d'ABIDJAN, lui-même déficitaire en produits de maraîchage. Génératrice de revenus pour ses membres, la coopérative s'inscrit également dans une logique de sécurité alimentaire en direction des villes dont la population péri-urbaine ne cesse de croître.
Bon vent à AHIBE.
samedi 1 octobre 2016
AGRICULTURE
La
culture de l'hévéa s'y est développée cette dernière décennie. Attirés
par des cours relativement élevés, de nombreux petits producteurs de
cacao y ont vu l'opportunité d'un revenu complémentaire et régulier, la
vente se faisant au mois contrairement au cacao, deux fois l'an.
Nombreux sont ceux qui y ont consacré un hectare au détriment du
cacao Quelques années plus tard surgissent les regrets causés par la
chute des cours. Payé 800 à 1 000 FCFA en 2010, le kilo de latex se
vend actuellement 250 à 265 FCFA.
Quant au cacao, son prix de vente s'est amélioré pour atteindre 1 100 FCFA en Septembre 2016, meilleur prix jamais pratiqué dans le pays (*).
"Le cacao décroche le cocotier" titrait un article du monde économie en 09.16. comparant son cours à celui d'autre productions comme le blé, l'huile et le sucre.
Engagés dans les deux cultures, de nombreux petits planteurs constatent qu'ils n'ont peut-être pas fait le bon choix.
(*) Les prix de vente du latex et du cacao sont également sujets à des taxes propres à chaque pays, ce qui explique pour partie ces variations ainsi que des disparités d'un pays producteur à l'autre.
Quant au cacao, son prix de vente s'est amélioré pour atteindre 1 100 FCFA en Septembre 2016, meilleur prix jamais pratiqué dans le pays (*).
"Le cacao décroche le cocotier" titrait un article du monde économie en 09.16. comparant son cours à celui d'autre productions comme le blé, l'huile et le sucre.
Engagés dans les deux cultures, de nombreux petits planteurs constatent qu'ils n'ont peut-être pas fait le bon choix.
(*) Les prix de vente du latex et du cacao sont également sujets à des taxes propres à chaque pays, ce qui explique pour partie ces variations ainsi que des disparités d'un pays producteur à l'autre.
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